En dehors des beagles que j’utilise pour la vénerie dans la voie du lièvre, je possède une quinzaine de cette race de chiens pour la chasse en battue.
J’aime voir mes chiens démêler les voies, les écouter, rapprocher, lancer et tenir des menées pendant des heures.
Membre et secrétaire du Club du sanglier Haute-Saône, je ne suis pourtant pas une mordue de la chasse de cet animal car les intérêts des hommes ont pris le dessus sur l’intérêt cynégétique de la gestion des populations. Les esprits s’échauffent vite et certains perdent rapidement leurs moyens face à cet animal.
Beaucoup pense qu’un chien est bon s’il excelle dans la voie du sanglier mais je pense que dans certaines conditions une chasse de chevreuil est plus difficile, notamment pour relever les défauts.
Les beagles sont réputés pour que le chevreuil soit leur chasse d’amitié, ce qui reste vrai, mais attention s’ils croisent un sanglier ! Ils sont rapprocheurs, criants, tenaces, prudents aux abois, souvent peu impressionnés, n’hésitant pas à traverser rivières et broussailles pour poursuivre.
Je me souviendrais longtemps de cette matinée de janvier pendant laquelle neuf de mes beagles ont coiffé un sanglier d’une quarantaine de kilos dans les bois de Ray-sur-Saône.
Mes plus beaux souvenirs resteront liés aux chasses de chevreuils, rapprochés, lancés et tenus pendant des heures, avec des voix tantôt claires, tantôt profondes et des défauts relevés avec intelligence.
Beagles utilisés en battue : Virgule de Tebsema - Ulti de l’Echo du Bois d’Ars – Ups - Alkaline de Tebsema - Va-t’En de Tebsema – Tzigane - Valo de la Rente Rouge – Texas - Picasso - Shannon des grandes buissonnées – Saxo - Réglisse de l’Echo du Bois d’Ars - Abelle du Pays Cognaçais. |